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RÉSUMÉ SUCCINCT

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Seif, célèbre bijoutier a une faiblesse pour les femmes. Sa femme Yasmine, au fort caractère, lui conseille de faire quelque chose s’il veut sauver leur couple. Devront-ils suivre une thérapie, très en vogue en ce moment ?

Suite

Ice Cream Man

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 07 août 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
Un marchand de glaces commence à servir aux enfants des douceurs aux conséquences terrifiantes.

ANGLE
| CRITIQUE |
Pascal Grenier

Cote : 0

Le fond du congélateur 

Annoncé sous un titre qui évoque immédiatement la sympathique série B Ice Cream Man (1995), portée avec un plaisir coupable par Clint Howard, ce Ice Cream Man n’entretient pourtant aucun lien avec ce petit classique du vidéo-club. Et c’est peut-être sa seule qualité : éviter de salir davantage son souvenir. Pour le reste, Eli Roth livre un spectacle d’une indigence presque fascinante, tant chaque scène semble témoigner d’une désinvolture absolue envers le cinéma et le spectateur.

Le cinéaste, qui confond depuis longtemps excès gore et véritable mise en scène, aligne ici des éclaboussures de sang sans la moindre imagination. Les effets sanglants, d’abord capables d’arracher un haussement de sourcil, deviennent rapidement répétitifs, mécaniques et profondément lassants. Le gore n’est plus un outil narratif, mais un cache-misère destiné à masquer un vide abyssal.

Prétendre faire peur.

Car tout le reste est catastrophique. La réalisation est d’une platitude désarmante, incapable de créer la moindre tension ou le plus petit sentiment de malaise. Le développement narratif semble avoir été bricolé à la va-vite, enchaînant les situations sans logique ni cohérence. Les personnages, quant à eux, sont si mal définis que certains surgissent de nulle part avant de disparaître aussitôt, comme si le scénario improvisait au fil du tournage. Le recours manifeste à l’intelligence artificielle dans le traitement n’ajoute qu’une couche supplémentaire de froideur et de paresse créative.

Le développement narratif semble avoir été bricolé à la va-vite, enchaînant les situations sans logique ni cohérence.

Au final, Ice Cream Man s’impose comme l’un des pires navets à avoir foulé les écrans ces dernières années. Un film d’une vacuité sidérante qui confirme, s’il en était encore besoin, les limites criantes d’un cinéaste dont la réputation semble désormais reposer davantage sur le tapage que sur le talent.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Eli Roth

Scénario : Eli Roth. Direction photo : Simon Shohet. Montage : Matt Lyon. Musique : Brandon Roberts.

Genre(s)
Épouvante
Origine(s)
États-Unis
Année : 2026 – Durée : 1 h 27 min
Langue(s)
V.o. : anglais
Ice Cream Man

Distributeur
Entract Films

Contact info.
[ Elevation Pictures ]

Eli Roth
Crédit : @ IMDb

Diffusion
Cineplex

Classement
Interdit aux moins de 16 ans
[ Violence / Horreur ]

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

L’héritier des secrets

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 07 août 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
Farid grandit en pensant que son père a abandonné sa famille pour une autre femme. Mais une lettre reçue de Montréal révèle la véritable raison de son départ. 

ANGLE
| CRITIQUE |
Élie Castiel

★★★

 

Les intentions du marocain Mohamed Nadif sont nobles, sincères, probablement proches du roman de l’écrivaine et médecin pédiatre marocaine Fatiha Morchid.

 

Ces lieux incertains

 

Cela se passe dans le cercle de la haute bourgeoisie marocaine, en principe, plus socialement évoluée, les personnes de ce milieu parlent la langue arabe, comme c’est tout à fait normal, mais avec un mélange impeccable de français, comme il se doit. Sans doute, héritage nostalgique d’un certain protectorat que d’aucuns regrettent.

L’héritier des secrets parle de transidentité et surtout d’homosexualité par le biais de la filiation et la souffrance du deuil, en fait plutôt celle de l’absence, c’est plus juste de dire. Une de ses compatriotes, Maryam Touzani avait abordé le thème homosexuel dans le remarquable Le bleu du caftan (Alqftan al’azraq), coscénarisé par son mari Nabil Ayouch qui présente la société marocaine dans ses replis sociaux les plus réalistes tout en parlant de ce sujet tabou que constitue la sexualité marginalisée. Et ça se passait dans un milieu populaire. Je suis né et vécu dans ce pays, je sais exactement de quoi il s’agit. Oui, bien entendu, le film de Nadif se base sur un roman, mais toute œuvre littéraire peut prendre des libertés, même changer, ne serait-ce que partiellement, les classes sociales dont il est question. Mais bon !

Ici, comme déjà mentionné, un couple de la haute bourgeoisie marocaine qui bat de l’aile et qui un jour, le mari apprend une nouvelle par un concours de circonstances. À l’âge de quatre ans, il a vu son père partir sans laisser de traces. Une fois adulte, marié à Sofia, il apprend qu’on lui avait menti à propos de ce père absent. Il part donc à sa recherche.

Un sentiment mêlé de déni et de compassion.

Si le film de Nadif réussit dans plus ou moins son ensemble, c’est surtout dans les dialogues, bien écrits, soulevant des questions fondamentales sur l’identité de genre et sur la sexualité – du coup, malgré les apparences, les hommes semblent plus ouverts que les femmes sur cette question ; elles, plus enclines à la tradition des rôles, à une normalité due aux préceptes de la religion ou allez savoir quoi.

Quoique la réaction de Farid, lorsqu’il apprend la vérité sur son père me paraît trop tôt réceptive, tolérante, comme si un instinct psychanalytique freudien le poussait à agir ainsi.

Mauvaise passe de la part de Nadif lorsque la mise en scène se passe à Montréal alors que le film se transforme en un soi-disant épisode amoureux, jamais réalisé, ou plutôt inscrit en suspension, sans jamais savoir de quoi il s’agira. Une mise en scène, vite dit, plus convenue.

Dans l’ensemble, un film émouvant dans ce qu’il retient sans doute du roman et surtout pour cette ouverture vers une sexualité plus ouverte. Le cinéma marocain, deviendrait-il plus ouvert sur ces questions ?

Si le jeu de Younes Bouab (Farid), né d’un père marocain et d’une mère française, s’aligne adroitement avec le propos, celui du père, Azzedine, en jeune adulte, l’acteur El Mehdi lui confère une identité qui ne laisse en rien deviner ce qui se passera plus tard.

On se laissera séduire par la belle direction photo de Kamal Derkaoui, qui brille par ses qualités techniques, notamment lorsqu’il filme Montréal (pas très loin de chez moi) où il donne une aura particulière au quartier. C’est bien de le constater. Surtout lorsqu’il filme une Drag Queen dans le mythique Chez Mado, dans une bouleversante interprétation de… le film vaut le déplacement.

Dans l’ensemble, un film émouvant dans ce qu’il retient sans doute du roman et surtout pour cette ouverture vers une sexualité plus ouverte. Le cinéma marocain, deviendrait-il plus ouvert sur ces questions ?

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Mohamed Nadif

Scénario : Mohamed Nadif, Olivier Coussemacq; d’après le roman de Fatiha Morchid, In’itâq ar-raghba (Désir émancipé) Direction photo : Kamal Derkaoui. Montage : Ghizlane Boustita, avec la collaboration de Michel Klochender. Musique : Souad Bushnaq. Henry Mitton.

Genre(s)
Drame
Origine(s)
Canada / Maroc
Année : 2025 – Durée : 1 h 49 min
Langue(s)
V.o. : arabe, français; s.-t.f.
Warith al-asrar

Distributeur
Filmoption International

Contact info.
[ Objectif 9 ]

Mohamed Nadif
Crédit : @ AfriCiné

Diffusion
Cineplex

Classement
Visa GÉNÉRAL

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

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